J’ai un petit faible pour les biplans.
Ils évoquent pour moi les débuts de l’aviation au début du XXème siècle, l’espoir fou d’une génération de dominer le monde en le regardant d’en haut et en le parcourant à sa guise. Il y a de la fragilité dans ces premiers gros “cerfs-volants” et une grâce maladroite dans leurs sauts de puces, comme le montrent les photos de Jacques-Henri Lartigue. Les Mémoires de Roland-Garros témoignent eux du courage extraordinaire qu’il fallut aux premiers pilotes pour aller plus haut, plus loin.
Courageux sont aussi ceux qui s’affrontent dans les airs au cours de la première guerre mondiale. Les biplans Aviatik, Fokker, Albatros , Breguet, Nieuport ou Spad se livrent des duels sous les yeux des soldats au fond de leurs tranchées. “Aces High” est un film qui retrace ces effroyables combats avec beaucoup de sobriété.
Dans les années 1930, les Biplans franchissent les montagnes et les océans : dans sa chanson “Jardin d’Hiver”, Henri Salvador désire revoir un Latécoère en songeant dans doute aux exploits de l’Aéropostale. Dès les premières images du film “le Patient Anglais”, le fuselage argent d’un biplan domine les dunes du désert et nous embarque dans une épopée romanesque.
Les biplans me font rêver. “Feel that fresh wind that blows where only birds and airplanes fly” promettaient les pilotes de biplan démobilisés aux habitants du Mid-West.
Comment en apercevoir un aujourd’hui entre les nuages ? Aux Etats-Unis, où ils sont encore les plus nombreux, ils pulvérisent les champs de maïs avant de finir à la casse, comme celui de “Charley Varrick”.
Moi aussi, j’aimerais revoir un biplan dans le ciel. Mais pour l’instant, je vous propose trois films, un livre, un photographe et un guitariste “crooner”.
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