
J’ai douze ans et j’ai cassé ma tirelire pour acquérir mes premiers disques. Trois d’un coup. Trois disques des Beatles : le “rouge”, le “bleu” et “Revolver”. Plus tard, le “blanc” (auquel je n’ai pas compris grand chose) et “the Beatles at the Hollywood Bowl” (inaudible) ne me laisseront pas la même impression. Non, l’achat des trois premiers a certainement été l’investissement musical le plus rentable de mon existence (je les ai transmis à mon fils, de mon vivant). Ces chansons sont en quelque sorte mon “rosebud” british, ma “madeleine” pop. Elles m’ont accompagné comme elles ont accompagné beaucoup d’entre vous. Pour ma part, sans beaucoup d’analyse, encore moins de recul. C’est la raison pour laquelle la lecture de “Revolution in the head” de Ian MacDonald m’a passionné, en disséquant l’évolution artistique des Fab Four et en la replaçant dans le contexte des années 60 et de l’Angleterre de cette époque. Le documentaire “Get back” fut une autre expérience fascinante pour comprendre la dislocation du groupe.
Nous complèterons ce pèlerinage musical avec une photo d’Annie Leibovitz de John Lennon, prise le jour de sa mort, et avec une sélection des interprétations jazzy du répertoire des quatre de Liverpool.
Voilà, je suis très heureux de démarrer cette année avec John, Paul, George et Ringo et de partager ce bonheur avec vous.
Bonne année à tous !
